Le 14 janvier 2026, l’OMS/Europe a rejoint de hauts responsables politiques, des parlementaires et des dirigeants italiens au Sénat italien pour une réunion spéciale qui, pour la première fois, a rassemblé des représentants de tous les partis politiques dans le cadre d’un forum commun sur la santé. L’événement, intitulé « La santé en marche – un avenir que nous construisons ensemble », a marqué une étape importante dans le partenariat stratégique entre l’Italie et l’OMS en vue d’édifier des sociétés plus résilientes et en meilleure santé dans la Région européenne.
© Senato della Repubblica Italiana
Organisé par la Commission des affaires sociales et de la santé du Sénat et le Bureau européen de l’investissement pour la santé et le développement de l’OMS (Bureau de Venise), cet événement a vu la participation de hauts responsables politiques italiens, notamment le président du Sénat Ignazio La Russa et le ministre de la Santé Orazio Schillaci, ainsi que le directeur régional de l’OMS pour l’Europe, le docteur Hans Henri P. Kluge.
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Au cœur de la réunion, une discussion approfondie a été consacrée à certains des principaux défis sanitaires auxquels l’Italie et la Région sont actuellement confrontés : la prévention, la santé mentale, le changement climatique, les maladies chroniques et la fragilité croissante à tous les stades de la vie. Le Bureau de Venise a montré comment les approches d’investissement pour la santé peuvent aider à traduire l’engagement politique en action concrète.
« Les défis complexes exigent des réponses communes », a expliqué le docteur Kluge en soulignant les réalités auxquelles doivent actuellement faire face la Région en matière de santé, à savoir notamment : une population vieillissante, en particulier en Italie où plus de 13 millions de personnes sont âgées de plus de 65 ans ; une augmentation des besoins en santé mentale qui concernent plus de 110 millions de personnes dans la Région ; et l’impact croissant du changement climatique et de nouvelles épidémies.
Le docteur Kluge a ajouté que les données probantes et les innovations devaient être converties en investissements concrets et en décisions politiques. Le deuxième Programme de travail européen 2026-2030 (2e PTE), élaboré en collaboration avec tous les États membres, fournit un cadre commun pour relever ces défis, a-t-il indiqué.
L’Italie s’aligne sur les priorités de l’OMS et continue de collaborer avec le Bureau de Venise
Le sénateur Francesco Zaffini, qui présidait les débats de la journée, a confirmé que l’Italie s’aligne sur les priorités de l’OMS. Il a souligné les nouveaux engagements pris à partir de 2026 pour renforcer la prévention et mettre en œuvre le Plan d’action national pour la santé mentale 2025-2030, qui s’inscrit dans le cadre de l’approche « Une seule santé mentale ». Ce plan intègre la santé, l’éducation, le travail et l’environnement, et prévoit un financement spécifique pour renforcer les services de proximité et les effectifs de santé.
Depuis plus de 20 ans, l’Italie abrite l’un des bureaux spécialisés de l’OMS/Europe, à savoir le Bureau européen de l’investissement pour la santé et le développement de l’OMS. Grâce au soutien et à la collaboration de la région de Vénétie et du gouvernement national, le Bureau de Venise dirige les travaux menés au niveau mondial dans plusieurs domaines à l’intersection de la santé, du développement, de la finance et de l’économie.
« Nous constatons toujours un intérêt croissant pour la promotion de la santé et de la prévention dans la Région, mais les pays ont besoin de solutions pratiques pour les aider à concevoir, financer et mettre en œuvre des politiques dans tous les secteurs, et pas seulement dans celui de la santé », a déclaré Chris Brown, cheffe du Bureau de Venise.
« Nous sommes heureux de voir le Bureau de Venise devenir désormais le siège de l’une des 5 priorités stratégiques du 2e PTE – « Vieillir, c’est vivre : œuvrer à une vie de santé et de bien-être », a expliqué le docteur Natasha Azzopardi‑Muscat, directrice de la Division des systèmes de santé à l’OMS/Europe. « Nous sommes impatients de collaborer avec nos partenaires et parties prenantes en Italie et dans la Région pour que cela devienne une réalité. »
En ce qui concerne l’agenda du vieillissement, le docteur Azzopardi-Muscat a mis en avant l’importance de l’action intersectorielle à cet égard.
« Vieillir en bonne santé n’est pas le fruit du hasard et ne dépend pas uniquement de la santé », a-t-elle ajouté. « Cela dépend de la manière dont nous concevons les systèmes de santé, les services de soins et les environnements sociaux dans lesquels nous vivons. Notre nouvelle stratégie vise à créer ces conditions. »
En présentant le travail mené par le Bureau de Venise sur la santé, le bien‑être et la fragilité dans la Région européenne et en Italie – démontrant comment des données solides et désagrégées peuvent orienter l’élaboration de politiques plus équitables et une meilleure allocation des ressources – Mme Brown a également souligné comment le bureau spécialisé de Venise peut aider les institutions italiennes à adapter au contexte national des approches ayant fait leurs preuves.
Construire un avenir durable et en bonne santé
Les débats organisés par le Sénat ont confirmé le rôle de l’OMS/Europe, et du Bureau de Venise en particulier, en tant que partenaires de confiance des institutions nationales en Italie. La forte mobilisation au sein du Sénat italien a montré comment le Bureau de Venise peut contribuer à transformer l’enthousiasme croissant pour la prévention et le bien‑être en actions durables, financées et mesurables en faveur de la santé dans la Région.

